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mardi 6 décembre 2011

Poulet aux 40 gousses d'ail et petites pommes de terre au four (Nigella+Jamie=Yummy!)


Je dois cette recette à Nigella Lawson ET à Jamie Oliver. Pas un jour ne passe sans que je ne feuillette Kitchen, une mine d'or en matière d'idées gourmandes.

Même mon bien-aimé, systématiquement moqueur à l'encontre des cuistots d'outre-manche (il vient du sud-ouest tsé) a adoré ce diner, le classant dans le top 3 de mes meilleurs plats.


Le poulet vient de chez mon boucher. Je me suis rendue compte qu'acheter ma viande chez un bon boucher me revenait moins cher qu'au supermarché, pour une qualité incomparable-en tout cas concernant les basiques: steak haché et poulet.


La recette de Nigella, croyez moi sur parole, est d'une simplicité effrayante (je pensais voir oublié quelque chose quand le tout mijotait).


Et si vous ne connaissez pas encore les saveurs confites, sucrées, douces, nostalgiques de ces gousses d'ail baignant dans le jus, dénuées de leur piquant et de leurs « inconvénients » olfactifs, vous y reviendrez une fois dévoré ce plat savoureux. Par contre je vous recommande de ne pas céder à la tentation de manger toutes les gousses-pour une digestion optimale, 6 par personnes suffisent amplement...croyez-moi.


Quand aux pommes de terres à la Jamie Oliver, c'est bien simple, j'en ai fait trois fois depuis vendredi dernier, elles ne demandent rien d'autre que de la gourmandise.


Une fois encore, j'ai changé deux trois petites choses par rapport à la recette originale, et le fait de ne pas avoir de cocotte ne m'a finalement pas pénalisé. J'ai utilisé un faitout tout-métal et j'ai fabriqué un couvercle avec 4 feuilles d'alu superposées.



Poulet aux 40 gousses d'ail et petites pommes de terre au four


3 vraies cuisses de poulet (demander au boucher de séparer les hauts de cuisse, ce qui donne 6 morceaux, je suis très forte en math tsé)

35 gousses d'ail dans leur peau

5 oignons nouveaux émincés

1 demi-verre à moutarde de vin blanc

thym

huile d'olive

sel, poivre


6 pommes de terre grenaille par personne

1 cuillère à soupe de romarin par personne

huile d'olive

gros sel, poivre



Préchauffer le four à 180°. Faire chauffer l'huile d'olive dans le faitout et saisir les morceaux de poulet coté peau. Lorsque la peau est bien dorée, déposer les morceaux dans un saladier. Faire revenir les oignons émincés dans l'huile chaude et ajouter du thym. Lorsque les odeurs commencent à envahir la cuisine, retirer du feu. Déposer la moitié des gousses d'ail dans le fond du faitout, poser ensuite les morceaux de poulet coté peau vers le haut, puis couvrir avec le reste des gousses d'ail. Verser le vin blanc dans le saladier, mélanger pour récupérer les graisses, et répartir ce jus sur le poulet. Saler et poivrer, saupoudrer d'un peu de thym et couvrir avec les feuilles d'alu en serrant bien sur le bord du faitout. Enfourner en bas du four pendant 1h20. A mi-cuisson, ajouter un peu de vin blanc.



Faire bouillir une grande casserole d'eau. Lorsque l'eau bout, déposer les pommes de terre non-épluchées. Lorsqu'elle sont tendres, égoutter. Dans un plat allant au four, verser trois cuillères à soupe de gros sel, du poivre et du romarin. Déposer les pommes de terre sur ce mélange et remuer le plat. Bien enrober les pommes de terre. Verser un filet d'huile d'olive et recommencer. Enfourner en haut du four pendant 25 minutes. Déguster aussitôt.




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dimanche 7 août 2011

Bouchons réunionnais au poulet et combava


Une de mes « madeleines »...De ces mets qui font ressurgir violemment les souvenirs, nos rires à mes sœurs et moi, minuscules sur une plage, à l'ombre des filaos, regardant le soleil plonger dans le bleu rosé de l'océan Indien.

Cette semaine j'en avais envie, autant que de retourner là-bas, peut-être l'année prochaine, peut-être jamais. Faire découvrir à celui que j'aime cette partie-là de mes origines, c'est pour cela que j'aime la cuisine. Car elle permet de voyager dans le temps et dans l'espace, à travers les générations, à travers les déchirures, la cuisine reste, patrimoine inaliénable, repère pour toujours. L'île de la Réunion a peut-être tellement changé depuis tout ce temps, mais les saveurs de mon enfance restent imprimées en moi, et c'est toujours une joie de se dire qu'il suffit d'une marmite et de trois ingrédients pour y replonger.

J'ai adapté une recette trouvée sur le blog de Chouette. Ils ne sont pas très réussis du point de vue esthétique mais ils avaient le même goût et la même texture que ceux de la plage, quand nous étions petites, avec nos maillots de bain fluos et nos robes qui tournent et nos pelles et nos seaux et nos bouées et nos souvenirs et nos rires.


Bouchons réunionnais au poulet et combava



La pâte


450g de farine (voire un peu plus)

1 blanc d'oeuf

2 cuillères à soupe de tapioca

20cl d'eau


La farce


2 grosses escalopes de poulet haché

1cuillère de tapioca

5 oignons nouveaux ciselés

zeste de combava (un petit agrume délicieux et rare ici)

Sauce soja



Préparer la pâte. Dans un cul-de-poule, verser la farine et le tapioca, mélanger. Ajouter le blanc d'œuf, mélanger, puis l'eau. Pétrir en rajoutant de la farine pour que la pâte forme une boule qui ne colle pas aux doigts. Réserver au frais.


Dans un bol, mélanger les oignons et le zeste de combava, le soja, le tapioca, ajouter le poulet, bien mélanger. Former de petites boulettes et réserver.


Fariner un plan de travail. Prendre une partie de la pâte et l'étaler très finement. Détailler la pâte en carrés de 6 centimètres. Poser une boulette sur chaque carré. Replier la pâte sur chaque boulette sans les refermer complètement.


Faire bouillir de l'eau dans une grande marmite. Déposer les bouchons dans l'eau bouillante et lorsqu'ils se mettent à flotter (environ 5 minutes), les retirer délicatement.


Déposer les bouchons dans le cuit-vapeur et cuire pendant 30 minutes.


Les bouchons se dégustent chauds, impérativement avec du soja et de la sauce piment chinoise (celle orange avec un bouchon vert que l'on trouve chez les traiteurs chinois)



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mardi 5 juillet 2011

Brochettes de poulet marinade tandoori, sauce menthe-curcuma, riz au sumac





Mon étagère à épices s'est enrichie cette semaine avec l'arrivée de trois nouvelles saveurs de chez La Route des Indes, au Lafayette Gourmet: tandoori, curcuma, sumac.
Une recette facile, légère, invitation au voyage. Un petit hommage à mes lointaines origines indiennes.
Le genre d'improvisation qui me rend fière de mon petit blog de cuisine!

Et hors-sujet: ma petite sœur a eu son bac de cuisine avec mention aujourd'hui! Félicitations bichette!


Brochettes de poulet marinade tandoori, sauce menthe-curcuma, riz au sumac



Pour la marinade:
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
2 cuillères à soupe de miel liquide
2 cuillères à café de tandoori
1 pincée de cannelle
1 cuillère à café d'origan
poivre mix (sichuan+baies roses+coriandre)
sel
2 cuillère à café de moutarde
1 échalote émincée
2 blancs de poulet

Pour la sauce:
5 feuilles de menthe
1 gousse d'ail pilée
1 cuillère à café de curcuma
1 pschiit de citron
sel
poivre mix
1 cuillère à café de chutney au citron vert
2 cuillères à soupe de fromage blanc

riz
sumac
baguettes à brochettes en bois


Préchauffer le four à 150°

Dans un cul-de-poule, mélanger les ingrédients de la marinade. Détailler le poulet en gros morceaux, le mélanger à la marinade, laisser reposer.

Préparer la sauce au curcuma: hacher la menthe, mélanger les ingrédients, réserver au frais.

Préparer le riz. (je n'ai aucun mérite, je possède un rice-cooker, il en existe à des prix très abordables!)

Piquer les morceaux de poulet sur les baguettes, déposer sur une feuille d'aluminium disposée sur la plaque du four. Faire cuire pendant 15 minutes environ. Le poulet restera tendre car la température est douce.

Dresser les brochettes, le riz en le saupoudrant de sumac, et la sauce dans un petit récipient.
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